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Road-trip de Mendoza à Salta

La Cordillère des Andes… j’en ai rêvé, j’y suis enfin ! Et c’est de Mendoza que commence ma remontée le long de la Cordillère jusqu’en Colombie. En très bonne compagnie, j’irai faire le tour des vignobles autour de Mendoza, puis louerai une voiture pour huit jours d’un road-trip épique de 3500 kms de Mendoza à Salta. Canyons, paysages lunaires, sommets enneigés, déserts de sel, ruines incas, j’en prendrai plein la vue !

J’arrive à Mendoza le mercredi 16 septembre, après un long trajet de 15 heures depuis Buenos Aires. Les derniers kilomètres se feront avec la Cordillère des Andes toute blanche face à moi. Un magnifique spectacle ! Je suis surexcité à l’idée de passer les prochaines semaines au pied de ces montagnes mythiques, puis de continuer l’aventure sur l’altiplano.

Mendoza c’est la région du vin en Argentine. La plus grosse production de vin du pays provient des vignobles au pied de la Cordillère orientale entre Mendoza et Salta. De l’autre côté de la Cordillère, c’est le vin chilien qui est produit. Un petit tour des vignobles s’impose donc pour profiter pleinement de cette région et découvrir les excellents crus de Cabernet Sauvignon, de Malbec et de Syrah.

C’est donc avec cette idée en tête que je débarque à Mendoza. Et l’envie de louer une voiture pour visiter les alentours de Mendoza, inspirés par mes deux acolytes Nico y Mag, passés par là presqu’un an avant moi. Ce premier jour à Mendoza, j’irai ainsi faire le tour du centre-ville et du très joli parc de San Martín, en attendant que l’heure de la siesta passe et que les agences de location de voiture rouvre vers les 17h. Eh oui ici, c’est comme en Espagne, l’après-midi tout le monde est chez soi.

Le soir, je fais la connaissance de Lauren, une néo-zélandaise qui partage mon dortoir et entame tout juste un voyage au long court comme moi. Le courant passe tout de suite très bien entre nous. Si bien que l’on se met d’accord pour aller faire le tour en vélo des vignobles de Maipú, à 15 kms de Mendoza, le lendemain.

Vers les 19h, alors que je prends un verre dans la salle à manger de l’auberge, tout se met soudain à trembler. Il ne faut pas longtemps pour réaliser que je suis en train de vivre mon premier tremblement de terre. La terre bouge horizontalement et tout tremble autour de moi. Un coup d’œil dehors et je vois que les arbres sont secoués eux aussi. Une minute et demi de tremblement, durant lesquelles tout le monde reste figé, sans un bruit ; seuls les objets et les vitres autour de moi s’animent. J’apprendrai le lendemain qu’il s’agissait d’un séisme de magnitude de 8,3 sur l’échelle de Richter, survenu en mer à 300 kms de Mendoza. Les côtes chiliennes ont été touchées par un raz-de-marée de plus 4 mètres suite au tremblement de terre. A quelques jours près, j’étais à Valparaiso au Chili, à 150 kms de l’épicentre.

Quelques minutes après le tremblement, j’ai la confirmation auprès des locaux qu’il s’agissait d’un séisme assez fort, ce qui n’arrive pas tous les jours. Drôle de hasard d’être là à ce moment. Moi qui avait l’intention d’aller au Chili quelques jours après, je revois mes plans. Entre les risques de répliques, les potentiels dégâts sur les côtes chiliennes et l’émotion sur place, je choisis de sauter l’étape par Valparaiso. Il se trouve de toute façon que je pourrai y aller mi-février en chemin pour l’Ile de Pâques. Donc rien de bien grave.

Je fais la connaissance d’autres touristes de l’auberge, tous un peu déboussolés par ce qu’il vient de se passer. Notamment Cecilia qui vient d’Autriche. En discutant un peu, j’arrive à convaincre Lauren et Cecilia de louer ensemble une voiture les jours qui viennent. Rien d’encore très précis sur l’itinéraire à suivre, juste dans un premier temps l’idée de visiter les alentours de Mendoza et de San Rafael plus au sud. On se donne la journée du lendemain pour réfléchir, et nous allons ensemble à Maipú pour louer un vélo et faire le tour des vignobles.

C’est donc à trois que nous visitons les vignobles de Maipú le lendemain. C’était une première pour moi, et je dois dire que j’ai beaucoup aimé cette journée. On passe de vignoble en vignoble à bicyclette. On visitera trois vignobles dans l’après-midi. L’un d’eux proposait un très intéressant musée et exposait plus de 5000 reliques de l’histoire du vin à Mendoza. On nous explique tout le procédé, nous ouvre les portes des caves où sont entreposés les vins de réserve. C’est passionnant ! Et surtout on nous fait déguster deux ou trois vins différents à chaque fois. Et on nous sert plus des verres de vin que des doses de dégustations. La fin de journée vous vous doutez bien était assez comique ; le retour en vélo un peu éméchés…

Capture d’écran (13)On décidera pendant la journée de louer une voiture pour 7 ou 8 jours pour rejoindre Salta, à 1300 kms au nord. Une amie allemande de Cécilia, Eva, arrive le lendemain. Nous serons donc quatre pour un road-trip épique le long de la Cordillère. Au programme : faire la route jusqu’à la frontière chilienne en passant par le Puente del Inca et le Parque Provincial Aconcagua, d’où on peut observer le sommet d’Amérique. Ensuite, redescendre jusqu’au Cañon de Atuel et sa Valle Grande, près de San Rafael. Puis entamer la remontée en passant par San Augustín de Valle Fertíl et le parc d’Ischigualasto, puis Tafí del Valle, Cafayate et la Quebrada de las Conchas. Et de Salta, faire une boucle au nord pour longer le Tren a las Nubes jusqu’à San Antonio de los Cobres, puis traverser les Salinas Grandes et Quebrada de Humahuaca jusqu’à Tilcara, pour terminer à Salta.

Nous prenons la route le vendredi 18 septembre, à bord d’une spacieuse Chevrolet Classic. La surprise du matin : Lauren, notre deuxième conductrice, découvre qu’en Amérique du Sud les voitures sont manuelles, ce qui n’est pas le cas en Nouvelle-Zélande. Je serai donc le seul conducteur pour les 3500 kms à venir… Une distance que je n’ai jamais conduit seul je dois avouer. Les prochains jours risquent d’être fatiguant pour moi !

Ce premier jour, nous empruntons donc la route 7 qui mène jusqu’à la frontière chilienne. Etant donné qu’aucun d’entre nous n’ira à Santiago depuis Mendoza, nous tenions tous à emprunter cette route, qui est fantastique parait-il. Et je confirme, les paysages sont à couper le souffle. C’est un vrai plaisir de conduire dans un tel cadre. Nous découvrons le fameux Puente del Inca, à 2740 m d’altitude. Tout est enneigé autour de nous. On passe même à côté de petites stations de ski. Puis nous allons découvrir l’Aconcagua, le point culminant de la Cordillère des Andes, et avec ses 6962 m se trouve être aussi le plus haut sommet en dehors de l’Asie ! Nous retournerons à Mendoza le soir pour passer le nuit.

Le samedi, le road-trip itinérant commence réellement ! Nous descendons vers le sud direction San Rafael, à 250 kms de Mendoza. Un peu plus au sud se trouve les gorges de l’Atuel (Cañon del Atuel), qui commence à Nihuil et se termine à Valle Grande. Une route de terre descend au cœur du canyon et traverse les gorges. L’endroit est fabuleux. La route donne un vrai sentiment de liberté et d’aventure. On se croirait sur une autre planète. A la sortie du canyon, un immense lac de barrage offre un superbe spectacle.

Après une nuit dans une auberge de San Rafael, nous entamons la remontée vers le nord. Une longue journée de route nous attend pour rallier la ville de San Agustín de Valle Fertíl, à un peu plus de 400 kms au nord de Mendoza. Je conduirai plus de 700 kms ce jour-là. On s’arrêtera dans la Valle de Uco, à 85 kms au sud de Mendoza. C’est la plus célèbre vallée du vin de la région de Mendoza. Les vignes sont littéralement au pied de la Cordillère. En fin de journée, nous rentrons dans la région de San Juan et la vallée fertile. Les paysages sont de toute beauté. Des kilomètres de routes droites et vallonnées, au milieu d’une région qui a tout sauf l’air d’une vallée fertile, tellement les paysages sont désolés.

Le lundi 21, nous allons visiter le parc régional d’Ischigualasto, aussi connu sous le nom de Valle de la Luna. On comprend le surnom de Vallée de la Lune, on se croirait propulsé sur notre satellite le temps d’une visite. Il y a quelques millions d’années, c’était les terres des dinosaures. Voilà qui donne le tournis. Des figures emblématiques du parc comme le Sous-Marin, le lézard ou des billes rocheuses valent le détour.

Le reste de la journée, nous le passerons dans la voiture à essayer d’avancer vers le nord. Au lieu de cela, je me retrouverai à conduire 300 kms de ligne droite pour rien. Notre tentative rejoindre la route 40, pour la trouver fermée, nous obligera à rebrousser chemin sur plus de 150 kms en arrière pour emprunter une autre route. Nous passerons finalement la nuit à La Rioja. Et parce que les incidents n’arrivent jamais seuls, à peine arrivé à La Rioja, garé une minute tout au plus devant la porte de notre auberge pour décharger les affaires, nous sommes interpelés par la police municipale qui nous colle une amende de 300 euros ! Après l’intervention de tout le personnel de notre auberge, nous nous en sortirons avec un avertissement, mais ce fut à la suite de négociations longues et pénibles.

Le lendemain, c’est sous la pluie battante que nous reprenons la route. A cause du détour de la veille, nous avons pas mal de chemin à parcourir pour rejoindre la ville de Cafayate le soir. 600 kms, dont plus de 400 kms se feront avec un temps minable et sur une nationale pleine de camions et de bus à doubler. Une matinée particulièrement éprouvante pour moi. Puis, à hauteur de San Miguel de Tucumán, nous changeons de route pour virer au nord-ouest, par une route provinciale qui traverse la forêt tucumane et s’engage dans la majestueuse Quebrada de los Sosa, jusqu’à Tafí del Valle. La route est magnifique ; l’humidité du jour lui confère une ambiance mystérieuse. Nous passons par les lacs de Tafí, avant d’entamer l’ascension finale jusqu’au col d’El Infiernillo (“le petit enfer”), à 3042 m au dessus du niveau de la mer, où nous croisons des lamas.

Et ainsi, alors que l’on commence à redescendre sur l’autre versant de la montagne, le temps change radicalement d’un seul coup et nous nous retrouvons sous un climat désertique, entourés de cactus de toute part. Des paysages dignes des films du far-west. Un peu plus loin, nous allons découvrir les ruines incas de Quilmes, à quelques 60 kms au sud de Cafayate. Nous y arrivons pile à temps pour le coucher de soleil, et c’est donc sous une lumière magnifique que l’on parcourt cette incroyable citée sacrée. La vallée, les chaines de montagne qui nous entourent, les étendues désertiques de cactus, voilà un cadre exceptionnel ! Après un début de journée difficile, je vis l’un des plus beaux moments de ce road-trip sur ce site.

Nous arrivons finalement de nuit à Cafayate, plein de beaux souvenirs en tête. Je suis épuisé, comme à peu près tous les soirs depuis le début de ce périple en voiture. J’ai déjà conduit plus de 2700 kms, et il ne reste plus que 200 kms jusqu’à Salta. Le lendemain, c’est donc une journée plus cool qui nous attend pour me laisser le temps de me reposer, l’objectif étant de rallier Salta dans la soirée et profiter un maximum de la magnifique route passant par la Quebrada de las Conchas.

Ce mercredi, nous commençons la journée par une superbe randonnée dans le canyon du Rio Colorado et ses sept cascades. On apprécie tous de se dépenser un peu, après ces nombreuses heures de trajet en voiture. Le sentier est technique, avec de nombreuses portions d’escalades ou de passage étroits par des grottes cachées. Un guide nous mènera jusqu’à la cascade la plus importante de 10 m, où nous nous rafraichirons.

Nous reprenons la route en milieu d’après-midi pour traverser cette fameuse Quebrada de las Conchas. Sans doute étourdie par cette belle matinée dans la nature, Lauren commettra l’irréparable au moment de partir : les clés de voiture dans le coffre, elle refermera la malle derrière elle. Et il se trouve que nous avons un modèle de voiture qui non seulement n’a pas d’ouverture du coffre centralisé (il faut la clé pour l’ouvrir !), mais n’a pas non plus de banquette arrière rétractable, rendant impossible l’accès au coffre de l’intérieur ! Un comble ! Nous mobiliserons plus d’une douzaine d’argentins, plein de bonnes intentions, venus nous donner un coup de main. Mais nous comprenons vite que nous sommes dans une impasse. Après deux heures et demi à se tirer les cheveux, nous demanderons finalement à un mécano de casser la serrure du coffre et de l’ouvrir avec un tourne-vis.

On parviendra ainsi à récupérer les clés en fin d’après-midi. Et c’est avec un gros coup sur le moral que nous reprenons la route direction Salta. Il faut arriver avant 21h pour passer à l’agence et faire constater les dégâts. Pressé par le temps, nous devrons passer en vitesse par la Quebrada de las Conchas et ses paysages incroyables. Car cette route est tout simplement la plus belle du road-trip. Voilà qui n’arrange en rien la frustration de cette fin de journée désastreuse.

Les gars de l’agence sont très arrangeants, il nous propose de nous remplacer le véhicule le lendemain pour les derniers jours restants. Par chance, nous avions pris l’assurance totale, donc tout sera couvert ! Il faudra attendre midi pour obtenir notre voiture de remplacement. Cet incident nous fera donc perdre une journée. Mais nous déciderons d’étendre la réservation d’un jour pour compenser.

1-DSC04240Et c’est donc le jeudi 24 en début d’après-midi que nous quittons Salta pour la suite de l’aventure, à bord de notre nouvelle Chevrolet grise (et avec sièges arrières rétractables !). Il nous reste 48h de location pour faire une jolie boucle 400 kms. Nous prendrons la route 51 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Elle longe la voie ferrée du Tren a las Nubes, le mythique train des nuages qui parcourt la haute montagne, avec des sections qui dépassent les 4000 m. La route est superbe, les infrastructures du train impressionnantes bien que vieillissantes.

Nous passerons la nuit à San Antonio de los Cobres, à plus de 3700 m d’altitude. On savourera d’excellentes empanadas de lamas, ainsi que des crêpes de quinoa, le tout accompagné d’un bon vin maison. Voilà qui permet d’oublier ces dernières 24 heures… Le lendemain, on reprend la route vers le nord pour rejoindre les Salinas Grandes, par une longue route de gravier. On est vraiment seuls au monde tout le trajet.

Les Salinas Grandes forment un immense désert de sel à plus de 3300 m d’altitude. Une petite entrée en matière avant le fameux Salar de Uyuni, que je visiterai en Bolivie dans quelques jours. L’endroit est fabuleux ! On ira se perdre en voiture au cœur du salar. Je suis émerveillé devant ce désert plat, d’un blanc éblouissant !

Nous reprenons la route pour redescendre par la Quebrada de Humahuaca jusqu’à Tilcara. On repasse par un petit col à 4000 m puis une impressionnante route en zigzag nous fait redescendre à 2460 m en plein cœur du canyon. Et nous arrivons à Tilcara, où nous visiterons l’incroyable site de Pucará de Tilcara, une forteresse construite par les indiens Omaguacas de la tribu des Tilcaras. Encore un beau souvenir sur ce road-trip ! Le cadre est juste magique !

Nous repartirons un peu vers le sud pour dormir à Purmamarca et sa colline aux sept couleurs. Pour notre dernier soir de road-trip, les filles m’invitent au resto pour me remercier d’avoir conduit ces 3500 kms. Et le lendemain, samedi 26 septembre, nous repartirons direction Salta pour les 150 derniers kilomètres.

J’arrive à Salta, épuisé par ces huit jour sur la route. Une journée de repos s’impose. Surtout que j’ai bu l’eau du robinet à Purmamarca la veille et qu’elle ne devait visiblement pas être potable. Chacun repart de son côté, après un joli périple le long de la Cordillère. C’est à San Pedro de Atacama au Chili que m’attend la prochaine étape.

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